Écrire, écrire, pis réécrire

J'avais oublié l'existence de ce blogue. Ça fait depuis février que j'y suis pas passée. Je me disais que Instagram faisait tellement mieux la job. Un post, ça se fait en cinq minutes, et puis t'as un feedback immédiat. Ici, je sais pas trop pour qui j'écris, à part pour moi-même. 

Et puis c'est en relisant mes (si peu nombreux) posts que j'ai compris. Je dois continuer de passer ici pour archiver par où je suis en train de passer. Pour-moi même, pour voir le chemin que je suis en train de parcourir. Mais j'ose pas encore me laisser aller dans mon ouverture. J'écris encore avec un ton où il faut que je sonne bien. Je vais pas dans le crunch. Je pourrais pourtant. Si je postais plus souvent... Meh... 

Bon, donc, depuis... hum... février... il s'en est passé des choses. J'ai vu à deux reprises Guillaume, qui m'aide avec le texte. C'est fou comme son input a emmené le récit plus loin! Il ne m'a rien fait changer à mon histoire. C'est toujours la même. Mais il suffit parfois d'inverser certaines scènes pour créer un impact. Modifier quelques mots pour mieux comprendre l'intention d'un personnage. Et ça fait toute la différence. 

J'ai aussi fait lire mon script à Geneviève. Avec le regard d'une femme, qui plus est a vécu elle aussi la perte d'un enfant, elle m'a fait revenir à des éléments essentiels du deuil, à des douleurs qu'on vit, mais que j'avais écartés de mon récit. Parce que je me disais que ça allait de soi. Mais le lecteur doit pas seulement comprendre ce qu'on a vécu avec la perte de Romane, il doit le vivre avec moi. C'est un conseil que je n'oublierai pas.

J'en suis donc à une troisième version du manuscrit. Le découpage est pour ainsi dire fait. Les pages se tiennent presque toutes. Ça tient ensemble. J'ai même commencé à tester le style avec quelques planches.