Mes lectures

- La chambre claire, Roland Barthes
- L'imaginaire, Jean-Paul Sartre
- On Photography, Susan Sontag
- About Looking, John Berger
- Plein d'articles sur l'art-thérapie

J'essaie en ce moment de faire un parallèle entre l'art de l'illustration et de la photo pour un passage dans l'histoire où les deux protagonistes comparent leur façon de voir le monde en se servant de leur moyen d'expression respectif. 

Je ne sais pas encore si ça fait du sens, mais j'ai l'impression qu'un moyen d'expression peut se situer quelque part entre perception et sensibilité, ainsi que réalité et imaginaire. Ainsi, l'illustration puiserait davantage vers la sensibilité, et serait à cheval entre réalité et imaginaire. La photo, quant à elle, serait très ancrée dans la réalité, mais elle se promènerait sur le spectre perception/sensibilité. 

 Aperçu de mes notes

Aperçu de mes notes

Jusqu'à présent, je dirais que l'illustration est une ouverture vers son propre monde intérieur, alors que la photo est une ouverture vers le monde extérieur. Un peu comme si l'artiste était un miroir et qu'il déterminait où son reflet se dirige, et que le médium utilisé aurait un impact tangible sur la direction. En tout cas, je me perds peut-être un peu. 

Ce que je veux dire avec tout ça, c'est que les deux personnages principaux, prénommés pour le moment Mylène et Justin, sont illustratrice et photographe respectivement. Et que leurs professions modulent leur vision du monde, et l'impact que cela peut avoir sur eux. Mylène est une personne anxieuse, sensible et observatrice, alors que Justin est confiant et pragmatique. Alors que ce qui définit Mylène paraît comme des faiblesses, la perte de leur enfant démontrera sa force intérieure, avec l'acceptation de la mort et du deuil, mais aussi en embrassant le dessin pour reprendre confiance en la vie, et faire exister un enfant qui n'est jamais venu au monde. Elle saura rendre sa sensibilité et son monde intérieur concret et tangible, grâce à l'illustration.