Dans les valises d'une illustratrice

Au-delà des quelques items typiques d’une Y en voyage beaucoup trop influencée par Pinterest pis Instagram, je me suis amusée à dresser la liste des choses que j’intègre à mes valises, et qui ne peuvent tromper sur mon quotidien d’illustratrice.

Quand on part en voyage, on sait que toutes les nouveautés et les découvertes seront une source d’inspiration. J’ai eu un grand plaisir à planifier mon attirail en fonction.

  • Laptop 15 po;
     
  • Tablette Intuos Pro sans fil. Comme ça, je peux peaufiner en soirée une esquisse qui me plaît, tranquille dans ma petite chambre Airbnb. D’ailleurs, les dessins de ce post viennent d’être faits avec une Intuos que mon ami m’a prêtée pour le voyage (merci Jérôme!). Je dois me réaccoutumer, pis en plus je lutte avec le décalage horaire. Ce qui donne comme résultat une finition très je-m’en-fous-je-veux-juste-en-finir-pis-prendre-une-douche;
     
  • Un livre inspirant, qui met rapidement dans un état d’esprit propice à la création. Ça fait une parfaite lecture en avion! Ce livre pour moi, c’est Manage you Day-to-day: Build your routine, find your focus & sharpen your creative mind. Je le relis au moins une fois l’an. Ça m’aide à ne pas perdre de vue mes objectifs personnels et de carrière. Il ne faut pas se rebuter à son titre qui semble promettre une lecture pénible et méthodique. C’est une publication par 99U, un projet qui découle de Behance, et ça donne vraiment le coup de pied nécessaire pour se motiver à se surpasser, peu importe le domaine;
     
  • Un très petit carnet pour les pensées fugaces. J’en traîne toujours un sur moi, peu importe l’occasion. Même un détour à l’épicerie pourrait provoquer quelque chose!
     
  • Un carnet un peu plus grand quand on veut prendre le temps de réaliser une esquisse. Le mien est hors de ce monde; c’est un Shinola personnalisé avec mon surnom doré en couverture. Ça, c’est un carnet d’esquisses badass;
     
  • Un étui simple et compact pour rassembler mes outils préférés qui sont :
    - Un stylo, aussi ordinaire que possible, mais qui glisse bien
    - Un marqueur à trait fin, mon préféré c’est le Prismacolor premier 005. Il est VRAIMENT fin, dans le sens français du terme là, pas comme les québécois qui disent d’une personne qui est fine. En tout cas, vous me suivez, hein?
    - Une plume Pentel GFKP Japan. C’est très ardu à maîtriser au début, puis ça devient quelque chose dont on ne peut se passer.
    - Quelques crayons de couleurs, seulement trois, et un aiguisoir, le plus petit possible.

Et puis non, il n’y a pas d’effaces. C’est un conseil qui me vient d’un professeur lorsque j’étais à l’université. De ne pas avoir la tentation d’effacer, ça laisse libre court à un dessin plus spontané et les erreurs ont le potentiel de devenir des explorations.